mercredi, 1er juin 2016 |

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La croisée des chemins

La période que nous traversons actuellement est déterminante pour notre avenir et celui de notre environnement. Sur le plan de la transition énergétique, c’est maintenant que les choix doivent être arrêtés  : poursuivre la filière nucléaire en allongeant la durée de vie de nos centrales ou bien développer les énergies renouvelables tout en révisant toujours à la baisse nos consommations. La désignation par Ségolène Royal de Dunkerque comme site favorable pour le troisième appel d’offres français de l’éolien offshore constitue un signe positif. En matière de politique agricole, notre modèle est à bout de souffle, épuisant notre environnement et causant de nombreux dégâts humains au sein du monde agricole, dans l’élevage en particulier. Il est grand temps là aussi de revoir nos modes de production  ! Les grands enjeux de notre temps qu’incarne le projet de Grand Marché Transatlantique (TAFTA) actuellement en négociation à Bruxelles ou la notion de biens communs qui s’affirme autour de la question du retour en régie publique de la distribution de l’eau potable font resurgir le débat citoyen. Partout des hommes et des femmes remettent en question ce qu’on nous présente comme une intangible marche vers le progrès, à l’image du compteur dit intelligent “Linky” qui ne servira aucunement l’intérêt des consommateurs. Cette soif de citoyenneté nouvelle trouve aujourd’hui son paroxysme dans le mouvement social et sociétal “Nuit debout” qui ne vise pas seulement à contrecarrer une loi affaiblissant le Code du travail mais qui cherche à créer de nouveaux possibles, des alternatives à la société que l’on nous impose où seule la croissance et la consommation comptent. C’est sous cette ère prometteuse, pleine de mobilisations, que s’ouvre le mandat du nouveau bureau de l’ADELFA. Nicolas Fournier

Le nouveau bureau de l’Adelfa Lors de l’assemblée générale de l’Adelfa qui s’est tenue le 23 février, un nouveau bureau a été élu  : président  : Nicolas Fournier  ; vice-présidents  : Michel Mariette, Marie-Paule Hocquet  ; trésorier  : Gérard Vermersch  ; secrétaire générale, Martine Minne  ; membres  : Jacky Bricout, Thierry Lurson, Jean-Pierre Mougel, Jean Sename.

20 ans à la CLI de Gravelines et toujours indemne  !

La Commission Locale d’Information (CLI) de la Centrale Nucléaire de Gravelines existe depuis les années 1980 et a pour première mission de par la loi d’assurer l’information et la concertation avec la population dans les domaines de la sûreté nucléaire. Elle est composée de 50 % d’élus locaux (théoriquement du moins), de représentants d’organisations syndicales représentatives (en l’occurrence la CGT), de personnes dites qualifiées et de représentants d’associations de protection de l’environnement, tous nommés par arrêté du président du Conseil Départemental. L’Autorité de Sûreté Nucléaire et EDF y sont invités sans pour autant avoir droit de vote. D’expérience on peut vous assurer d’ailleurs qu’il n’y a jamais de vote, même quand il s’agit de nommer le président de la CLI, et qu’entre participants nommés ou simplement invités, il n’y a pas à vrai dire de différence de traitement. L’ADELFA y compte cinq représentants (voir ci-après), les seuls le plus souvent à poser des questions, en particulier à EDF et aux représentants de l’ASN, eux-mêmes parfois assistés de membres de l’IRSN, l’outil technique de l’ASN.

EDF et ASN aux manettes Les travaux de la CLI se déroulent au sein de trois types de commissions, réunies chacune au moins deux fois par an, parfois davantage. La commission “technique” traite notamment de sujets relatifs à la sûreté en général. Comme son nom l’indique, celle dédiée à “la sécurité des populations” s’intéresse à la prévention, à la protection des riverains et habitants situés dans un rayon de 20 km, ce qui évidemment est notoirement insuffisant. Enfin les séances “plénières” auxquelles peuvent assister la presse et des observateurs extérieurs, (même Greenpeace, ce que la direction d’EDF n’a toujours pas digéré) synthétisent les travaux des commissions précitées. Les participants, et les associatifs notamment ne prennent connaissance des dossiers figurant à l’ordre du jour que lors des séances, ce en dépit des demandes réitérées que nous ne cessons de faire d’obtenir les présentations largement en amont pour pouvoir préparer nos interventions. Ce manque évident de transparence démocratique a notamment pour effet que le temps de parole est largement monopolisé par EDF, qui en profite pour faire sa pub, et par l’ASN qui souligne ses performances en tant que gendarme du nucléaire… Exemples. Si nous ne parvenons pas à obtenir en bureau l’inscription à l’ordre du jour de questions qui nous préoccupent, libre à nous d’alimenter les questions dites « diverses » qui généralement se trouvent évoquées dans la précipitation à l’heure de la sortie… Les questions qui dérangent Alors à quoi bon siéger en CLI, direz-vous  ? Partant du principe que tout est rapport de force dans ce genre de commission, le rôle des représentants de la société civile que nous sommes consiste d’abord à ne pas écouter benoîtement les explications données par EDF, parfois par l’ASN sans avoir relevé leurs éventuelles lacunes et contradictions et donc posé les questions les plus pertinentes. Exemples parmi beaucoup d’autres  : que fait concrètement l’exploitant pour prévenir les risques de submersion marine, d’inondation venue de l’intérieur  ? Quid des rejets radioactifs et chimiques dans l’air et l’eau autour du site  ? Pourquoi limiter la distribution de comprimés d’iode jusqu’à présent aux 10 km à la ronde, alors que d’autres pays le font sur 20 ou 50  ? Peut-on encore faire confiance à une entreprise largement endettée, incapable de mener à leur terme les chantiers EPR  ? Est-il acceptable que soient financées avec nos deniers de contribuables (l’État est actionnaire à 85 % d’EDF) des initiatives aventureuses, telle la création projetée à nos frais de deux EPR en Grande-Bretagne  ? Le silence des élus Sans pour autant nous enorgueillir de jouer les groupes de pression, force est de reconnaître avec une pointe d’amertume que nous nous sentons parfois bien seuls à tenir cette partition. À quelques exceptions près, on n’entend guère le son de la voix des élus. Plusieurs explications à cela  : il y a les « grands » élus décideurs, les parlementaires (1) par exemple qu’on ne voit guère à la CLI vu sans doute qu’ils se doivent de gérer des questions autrement importantes  ; ceux que rebutent des dossiers fort complexes pas faciles à maîtriser  ; ceux également qui n’entendent pas faire de la peine à l’exploitant auxquels ils sont redevables d’une confortable manne financière  ; enfin les nouveaux élus anciens de la maison EDF. D’où bien sûr le peu d’empressement de chacun à aborder les problématiques posées par le prolongement de la durée de vie des réacteurs ou leur démantèlement. Des questions d’ailleurs qui ont tendance à fâcher les représentants du personnel présents prônant eux aussi plutôt le statu quo. Participer à une séance de CLI n’est pas un long fleuve tranquille  ! J. S. (1) Certains grands élus préfèrent s’exprimer hors CLI pour réclamer la construction d’EPR à Gravelines… C’était vrai naguère. Mais désormais, vu l’enlisement des EPR en chantier, leur silence est devenu assourdissant. Les cinq représentants de l’ADELFA à la CLI sont Nicolas Fournier, Marie-Paule Hocquet, Dany Bogaert, Michel Engrand, Jean Sename.

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