lundi, 28 novembre 2022|

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(petite) foire aux n’importe quoi

PPRT : le gouvernement veut-il vraiment réduire les risques industriels ?

Lors de l’examen fin novembre de la Loi de Finances, un amendement UMP adopté par l’Assemblée Nationale aura pour effet de priver à coup sûr les riverains des sites Seveso des moyens de se protéger contre les effets d’une catastrophe industrielle de type AZF. La loi Grenelle 2 avait en effet prévu d’octroyer aux habitants proches des usines à risques un crédit d’impôt de 40 % sur les travaux de mise en sécurité à réaliser obligatoirement au titre de la loi Bachelot et des PPRT. (voir pages 2 et 3). Prétextant qu’il s’agirait là d’une “niche fiscale” (!), un obscur parlementaire, rapporteur de son état, a obtenu qu’une majorité de députés ramènent ce crédit à 15 % seulement de la note globale. Compte tenu du coût prévisible des travaux à réaliser (de l’ordre de 15000 € selon FNE) pour renforcer le bâti, tout laisse à penser que nombreux seront les propriétaires qui ne pourront pas engager de telles dépenses. Et c’est ainsi qu’une disposition justifiée, compte tenu du mal vivre des riverains qui, le plus souvent, n’ont pas choisi d’habiter à côté de sites dangereux, est rendue caduque par une décision stupide. Plus que jamais, c’est n’importe quoi… -

DEFI : le vent en poupe

L’événement est suffisamment rare pour qu’on s’y arrête un instant : sous la pression de l’association DEFI, membre de l’ADELFA, le Préfet du Nord a fait machine arrière en annulant l’arrêté qu’il avait pris, accordant à une entreprise belge l’autorisation d’implanter à Houtkerque une porcherie industrielle. Un succès non définitif, mais prometteur pour les citoyens qui luttent pour des raisons analogues à Noordpeene ou Bambecque, différentes à Holque ou à Bourbourg où, sous l’égide de DEFI, un collectif s’est constitué pour lutter contre les émissions de poussières et les bruits générés par le site de stockage de produits agricoles et d’engrais des Ets Vaesken. S’agissant des élevages industriels qui génèrent à la ronde des épandages nauséabonds et porteurs de nitrates, il est évident que, si la population laissait faire, la Flandre se trouverait confrontée rapidement aux graves pollutions des sols et des eaux qui ont “plombé” le pays breton.
 
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